Ma newsletter s’enrichit d’un nouveau format : l’interview d’un·e designer ou d’un·e artiste pour qui la couleur est un véritable langage. Pour inaugurer cette série, j’ai rencontré Audrey Abbal-Duteille dont les luminaires colorés explorent l’équilibre, le mouvement… et la lumière intérieure.
Insaisissable, sans aucun doute. Des ateliers antiques où l’on fabriquait le précieux pourpre de Tyr à la révolution industrielle qui démocratise la mauvéine, en passant par les explorations psychédéliques et les intérieurs futuristes des années 1960, le violet n’a cessé de se réinventer.
Paris, le 20 juillet. Alors que je boucle cette deuxième édition de "Couleurs & Espaces", Hélios semble avoir déserté la capitale. Je l’imagine se prélassant sur les hauteurs brûlantes de Santorin, son île de prédilection, où les toits bleu cobalt des chapelles surplombent la mer Égée comme des promesses d’ailleurs.
« Le jaune tourmente l'homme, il le pique et l'excite, s'impose à lui comme une contrainte, l'importune avec une espèce d'insolence insupportable », nous dit Wassily Kandinsky, dans son ouvrage Du Spirituel dans l’art (1911). L’artiste attribue alors au jaune une valeur énergétique intense, presque agressive. Cette couleur impose sa présence, ne laisse guère indifférent et parfois dérange. Ce qui peut expliquer que seulement 6 % des personnes la citent comme couleur préférée. Pourtant, le jaune a de nombreuses vertus même si, au départ, c’était loin d’être une évidence !